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Les retraités ne se laissent pas faire !

Depuis 2014, sous la présidence de François Hollande, alors qu'Emmanuel Macron était ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique, une pluie continue de mesures antisociales brutales s'est abattue sur notre pays. La Cgt-retraités a participé à toutes les mobilisations contre une offensive permanente. Pour changer la donne, le crescendo des luttes est à l'ordre du jour 3, 9 et 18 octobre.

Le principe de résistance a toujours été, dans notre histoire, un élément de rassemblement de gens souvent très différents qui se sont mobilisés pour un but admis par toutes et tous chasser l'ennemi et construire une France libre et solidaire. En cela, le modèle social français issu du CNR a été le socle de toutes les avancées sociales que nous avons connues depuis 1945.

Le contexte est bien sûr différent aujourd'hui et la France n'est pas occupée, certes, mais envahie par ce que François Hollande a nommé « la Finance », soi-disant « invisible » à l'époque et dont l'image est désormais très facile à repérer, celle du président de la République, Emmanuel Macron, bras armé de cette caste gloutonne qui nettoie tout sur son passage.

Les raisons de la résistance se cumulent et présagent d'une potentialité de contre-feux importante. Ce n'est pas un hasard si le journal Le Parisien qui, à son habitude, relaie la propagande gouvernementale, commence à paniquer : « Le gouvernement a décidé que la hausse des pensions de retraite sera limitée à 0,3% en 2019 et 2020. Une progression moins importante que prévu. Les retraités ont déjà été impactés par la hausse de la CSG. Ils avaient déjà la dent dure contre le gouvernement. Voilà une annonce qui va déclencher à nouveau la colère des retraités. »

Colère légitime

Les retraités sont en colère et ils sont de plus en plus nombreux à le dire, sans ménagement, sur les antennes, dans les quartiers, sur le marché, dans les consultations à l'hôpital, en famille. Le silence se brise ici et là et c'est bon signe. La supercherie enlève son voile et nous découvre un mensonge d'État qui n'a que trop duré. Les retraités n’apprécient pas d'être les dindons de la farce. D'autant que le sacrifice ne servira pas les nouvelles générations, bien au contraire, à qui on veut insuffler, à marche forcée, la fin du régime de retraite par répartition, un retour aux temps de Germinal avec la fin des pensions de réversion et bien d’autres reculs sociaux encore sur fond de liquidation de la Sécurité sociale au profit du gang des assurances privées…

Cela mérite une réponse « super tonique » dans laquelle la Cgt-retraités jouera tout son rôle. Depuis la grande manifestation du 3 juin 2014 au Champs de Mars à Paris, les actions faites dans l'unité de l'intersyndicale n'ont jamais faibli sur tout le territoire. Le but étant de multiplier les rassemblements de protestation, partout, des petits villages aux grandes villes.

Mais cela ne suffit plus. Après avoir enduré la canicule de l'été, dont on sait les ravages sur les plus fragiles, subir le gel des pensions et la réduction des ressources n’est pas supportable. Il faut que la colère, qui s’exprime déjà sous bien des formes, s’organise et s’amplifie pour valoir autre chose que des coups de gueule qui retomberaient comme les feuilles mortes.

Il y a une absolue nécessité à réagir. À un moment où tout peut basculer pour de nombreuses années de régression sociale, il faut redonner à notre lutte le souffle suffisant pour faire bouger les lignes. Les cahiers revendicatifs élaborés de la façon la plus large possible, où peuvent se rejoindre aisément les aspirations des actifs et des retraités, sont un élément fort de la riposte unitaire. Le programme d'austérité dépasse largement le monde des retraités et plombe pour plusieurs années la société dans son ensemble.

Tout se tient

Il s'inscrit dans une logique où chacun en prend pour son grade : les retraités, les salariés, les jeunes et les chômeurs. Les retraités seront mis à contribution pour se battre sur tous les fronts possibles, face à une offensive qui poursuit sa route. Autant dire que, dans cette situation, le titre du livre de Bernard Thibault, La Troisième Guerre Mondiale est sociale, aura pris tout son sens avec l'application à la lettre par la caste financière de ses visées pour généraliser partout le moins disant social, quel qu'en soit le prix.

Dans cette guerre faite au peuple, dans laquelle nous sommes aussi les diffuseurs de la mémoire sociale et politique, le mot Résistance ne sonne pas creux. Il est bien à l'ordre du jour de cette rentrée où il faudra se tenir les coudes et construire ensemble les conditions d'un autre avenir que celui qui nous est promis. Le président Macron a dit cet été : « Qu'on vienne me chercher ! ». Chiche ! Le 18 octobre les retraités seront dans la rue. Ils vous cherchent...

Yvon Huet

Télécharger l’Appel des 9 organisations auxquelles se sont joints 6 associations

 


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