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Loisirs › Bien manger

Mon jardin potager

Jardiner, une mode ? Pas seulement, les bienfaits de cette activité sont multiples. L’influence positive sur l’humain et l’environnement ne se discutent plus.

Réchauffement climatique, agriculture intensive, industrie alimentaire utilisant beaucoup d’additifs, de colorants et autres produits chimiques, tromperies sur la marchandise et sa provenance, engendrent de plus en plus de méfiance et de peur parmi les consommateurs.
Face à cela, nous assistons à des demandes d’information de traçabilité. Les filières bio se développent, la recherche de producteurs de proximité aussi.
Pas étonnant, dans ces conditions, que le jardinage prenne de l’ampleur. La recherche de potagers, du plus petit au plus grand espace, devient coutumière.

Pour l’amour de la terre

Soyons sérieux, le petit coin de jardinage ne sera jamais une alternative face à l’agriculture intensive, aux tambouilles chimiques de l’industrie agro-alimentaire ou à la malbouffe. Trop nombreux sont ceux qui habitent en milieu urbain et qui ne peuvent posséder de terrains. Même en milieu rural, le coût de ceux-ci ont tellement évolué qu’il devient de plus en plus difficile d’acquérir des surfaces permettant de créer son propre jardin.
Pour cultiver soi-même, plusieurs facteurs doivent se conjuguer : la surface, la nature du sol, le climat et surtout aimer cela ! En fin de compte, peut-être que ce dernier facteur reste le plus important. La sueur, la ténacité vous permettront de vaincre une mauvaise qualité de sol ou un climat retors. Quand on aime, c’est un plaisir immense que de semer, planter, regarder ses légumes se développer.

Abnégation, persévérance et récompense

Vous aurez des moments de fierté d’avoir des pommes de terre plus grosses que celles de votre voisin ou des salades bien plus belles que celle de votre copain. Et puis, à votre tour, il vous arrivera de pester contre les méfaits de la sécheresse, du froid ou de l’humidité. Vous allez vous demander pourquoi les autres réussissent la culture de tel ou tel légume, alors que les vôtres sont rachitiques. Mais promis, juré à la prochaine saison, vous ferez différemment et mieux !
Rien ne vous arrêtera pour alterner les travaux du jardin et votre temps se partagera entre semer, planter, biner, arroser, bichonner, récolter, remiser pour l’hiver. Tous ceux qui pratiquent le jardinage vous diront qu’ils le font pour consommer de bons légumes mais aussi pour le bonheur ressenti. Au jardin, on se vide le cerveau et on évacue les ennuis quotidiens. Il n’est pas rare de retrouver le jardinier seul ou accompagné, contemplant les fruits de son travail.

Un panier bien rempli

Selon votre région, le climat, les traditions, vous pouvez récolter artichauts, oignons, haricots verts ou secs, salades, pommes de terre, fraises, fèves, ails, échalotes, concombres, cornichons, courgettes, aubergines, poivrons, piments, tomates, carottes… Vous aurez votre petit coin de plantes aromatiques : thym, persil, ciboulette etc.
Pour ceux qui auront la chance de posséder une plus grande surface, ils pourront compléter par quelques arbres fruitiers adaptés aux aléas climatiques. Là encore, quel bonheur de manger un fruit sous l’arbre ou de passer à table en dégustant les légumes ramassés quelques heures avant.
Jardiner, un plaisir simple, qui occupe bien un retraité et qui vous procurera mille satisfactions !

 


Renouer avec la proximité

L’autoproduction en fruits et légumes est le plus court chemin entre la fourche et la fourchette. Quand on habite une maison avec un terrain, on peut recueillir l’eau du toit dans une citerne pour arroser le jardin, transformer nos déchets végétaux en compost, lequel est le meilleur des fertilisants. Mais l’agriculture de proximité doit aussi redevenir une priorité aux alentours des villes, notamment pour les fruits et légumes. Ce fut le cas des siècles durant avant la révolution du tout pétrole et des longs transports en camions.
Il est urgent de diminuer la circulation des camions pour réduire les émissions de CO2. Cela appelle des décisions politiques. Désormais, plus de 90% des tomates, des concombres, des courgettes et autres légumes frais proviennent de serres, chauffées ou non selon les saisons. Dès lors faut-il faire venir du sud de l’Espagne, du Maroc ou des Pays-Bas les tomates de serre que vont consommer 12 millions de Franciliens ? Ne vaut-il pas mieux monter progressivement des serres à quelques kilomètres du Marché d’intérêt national (MIN) de Rungis, quitte à produire moins de blé pour l’exportation sur les départements de Seine-et-Marne ou du Val-d’Oise ?
Se poser cette question pour l’Ile-de-France et les grandes villes de province, c’est déjà trouver une partie de la réponse pour réduire le bilan carbone de notre assiette. Mais il semble que nos décideurs politiques ne se posent plus ces questions de bon sens.


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